Vitesse ou précipitation ?
« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », disait l’adage. N’est-ce pas pourtant ce à quoi les managers sont inexorablement conduits depuis vingt-cinq ans ?
Primo, la mondialisation : hâtons-nous de rejoindre le ring où la partie se joue en accéléré. Sinon nos concurrents seront les premiers à commercialiser la nouvelle molécule ou à rafler l’immense marché de l’aviation chinoise…
Deuzio, la pression financière : en substituant la plus-value boursière à la valeur réellement créée par l’entreprise, les actionnaires imposent la loi du très court terme, sur leurs tambours battant au rythme des prévisions trimestrielles et des 15% à tout prix…
Tertio, les nouvelles technologies : nomades tenus en laisse électronique, nous sommes devenus instantanément joignables grâce à nos portables, et sommés bien sûr de donner suite illico sur tous les chantiers en cours. Allô, ici Homo numericus, j’écoute…
Les managers ont intégré tout cela. Mais comment faire pour que ce règne de l’immédiateté ne tourne pas à la dictature ? Pour qu’il laisse tout de même aux cadres et à leurs dirigeants le temps d’inscrire l’action dans une stratégie et de la déployer de façon solide ?
Tel est le nouveau défi lancé à l’entreprise et que seule peut relever notre intelligence collective.
Alors à vous ! Faites vos propositions !
