Les symptômes du stress
Le stress suit 3 phases, selon le Syndrome Général d’Adaptation (SGA):
1. Alarme : l’individu fait face.
2. Résistance : il tient sous pression.
3. Epuisement : il abandonne.
Au terme de la troisième phase, le stress peut devenir pathologique voire mortel : voici quelques symptômes de stress parmi les plus répandus :
Karoshi (Japon) : au Japon, de récentes études (Katsuo et Johnson, 1998 ; Hamajima, 1992) font état d’un syndrome d’épuisement nerveux, provoqué par le travail, pouvant mener à la mort subite de l’individu. Le karoshi, c’est-à -dire la mort par excès de travail, touche principalement les employés japonais modèles, aux horaires de travail illimités, et qui, au bout d’un certain temps, sont pour la plupart victimes de crises cardiaques.
Le karoshi est une réaction aiguë au stress, un état d’éreintement physique et mental attribuable aux circonstances du métier exercé.
Parmi les causes invoquées, le nombre d’heures de travail représente un facteur important, la pression qu’exerce une attitude collective par rapport au travail semble également déterminante. En effet, selon Hamajima, les comportements commandés par le système idéologique et économique japonais entraînent auprès des travailleurs “une hyper adaptation sociale mal compensée par un mode de vie stressant et autodestructeur“.
Burn-out (Amérique du Nord) : Chez les cadres, l’excellence peut vite devenir pathologique. Le Burn-out est comme une brûlure interne, un incendie intérieur… La personne peut avoir l’air intacte de l’extérieur mais elle est vidée de l’intérieur.
Au Canada, aux Etats-Unis, ainsi que dans les grandes firmes nord-américaines, ce phénomène prend de l’ampleur chaque année.Dans les années 90, au Canada, plus de 25% des congés maladie sont attribuables au stress et 10 à 15% des travailleurs canadiens sont en proie à de graves problèmes, dont le Burn-out.
Quant à IBM, ce sont 3% des salariés qui sont touchés par le Burn-out. En effet, en 2000, un système de gestion avait été mis en place, qui consistait à noter des salariés et à évaluer leur taux d’utilisation. Ce système était extrêmement anxiogène, comme le décrit un ingénieur technico-commercial : « J’ai toujours été très bien noté. Je m’efforçais d’atteindre les objectifs, mais, du coup, j’étais en permanence au maximum de mes possibilités. J’ai tenu quelques années mais après, j’ai explosé en vol. »
