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ETATS-UNIS “La nécessaire remise en cause des patrons stars”

L’affaire Enron a eu une influence décisive sur les comportements en entreprise. Cette crise a tellement choqué les mentalités qu’elle a fait naître de nouvelles valeurs managériales, centrées sur l’exemplarité.

Comme l’explique Leslie Gaines-Ross, consultante pour Burson-Marsteller, « le PDG “célébrité” doit désormais laisser la place au PDG “crédibilité” : celui-ci ne doit avoir de cesse de prouver que l’on peut lui faire confiance. »

Tendance inédite aux Etats-Unis donc : les grands patrons se mettent à s’excuser et à se remettre en cause. Ils reconnaissent explicitement - et en public - leur part de responsabilité dans les erreurs de gestion. Jeff Immet, PDG de General Electric pense ainsi qu’ « aujourd’hui, une entreprise ne peut être grande que si elle est juste ». De cette volonté est née l’idée de soumettre les salariés à des rapports réguliers sur la “citoyenneté d’entreprise”.

Dès lors, non seulement l’exemplarité constitue un ensemble de repères que l’entreprise semblait avoir oubliés, mais elle se révèle aussi être un levier de performance particulièrement efficace. Ce phénomène contribue à bâtir des business plus forts et plus sains. D’après l’analyse de Lamar Reinsch, professeur de communication managériale à l’université de Georgetown, « le fait de formuler des excuses créé l’opportunité, pour les entreprises, de panser les plaies et de minimiser les risques de dommages collatéraux », et ce, grâce aux hommes, eux-mêmes au coeur de l’aventure managériale.


Ce nouveau penchant pour l’exemplarité chez les patrons américains montre que, désormais, l’implication de chacun est le socle de la réussite de l’entreprise. D’où la volonté de faire coïncider le sort de l’entreprise avec celui de tous les salariés, sans aucune exception.
Cette nouvelle forme d’intelligence collective permet de trouver un sens à la fois individuel et collectif à toutes nos actions, mêmes isolées.

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