Présentation du livre
Comme une majorité de cadres, vous avez le blues. Vous vous sentez perdus. Vous ne supportez plus les contraintes nouvelles. Vous vous interrogez sur votre entreprise et sur les décisions de vos supérieurs hiérarchiques. C’est normal. Car vous êtes tous -du cadre jusqu’au P.D.G.- confrontés à la profonde mutation que connaît l’entreprise sous la pression de la mondialisation, de la logique financière et de l’accélération des communications. Réconcilier l’entreprise et ses cadres devient urgent. Tel est le plaidoyer de ce livre qui, à travers de nombreux témoignages et anecdotes vécues, décrypte les composantes et les enjeux de ces mutations. Les auteurs croisent leurs regards de chef d’entreprise et de journaliste économique pour permettre à chaque lecteur de mieux comprendre ces questions. Et surtout, apporter des solutions.


26 janvier 2006 à 13:56
Bonjour,
Je suis tombée par hasard sur votre site qui m’a donné envie de lire votre livre. Je me sens directement concernée : je suis une jeune architecte (depuis 2 ans) et salariée dans une petite agence qui commence à décrocher des contrats intéressants pour le développement de l’entreprise et qui apportent une sécurité financière non négligeable. Et pourtant… Je participe à la réussite de mon agence, je m’implique énormément sans compter les heures, je garde la tête haute dans ce monde “masculin”… mais finallement, je me demande pourquoi… Pourquoi m’investir autant pour le peu que j’ai en retour? J’ai un salaire plutôt bas par rapport à ce que je devrais (je suis normalement cadre, avec un bac+6) : 1600 euros brut. Mon dirigeant est quelqu’un de gentil, mais trop peu communicatif. Avec mon collègue, nous nous sommes aperçus qu’il parle peu avec nous. Il communique au minimum, nous adresse la parole uniquement pour le travail et parfois “oublie” de nous communiquer des informations importantes qui nous fait perdre beaucoup de temps. C’est dommage, nous sommes démotivés et franchement, je repose la question: pourquoi s’investir quand il n’y a rien en retour? J’en ai parlé avec des amis du même milieu, et c’est pareil dans beaucoup d’agences : il y a le boss et les “nègres” qui triment…
31 janvier 2006 à 22:57
Bonjour,
Découvert par hasard au détour d’une émission sur la radio france-Bleu, ma recherche m’a amené vers votre site et je m’interroge.
Pourquoi avoir orienté cette reflexion vers les cadres ?
[…]Car vous êtes tous -du cadre jusqu’au P.D.G.- confrontés à la profonde mutation que connaît l’entreprise sous la pression de la mondialisation, de la logique financière et de l’accélération des communications.[…]
1/ pression de la mondialisation, le salarié de base la connait. (précarité de l’emploi / nouvelles techniques de travail / processus divers et variés / pression de sa hierarchie…
2/ La logique financière, il connait aussi. Baisse de son pouvoir d’achat / diminution des primes …
3/ Accélération des communications. La mise en place de logiciel type SAP/peoplesoft/…par les actionnaires pour obtenir en “temps réel” les chiffres, le salarié de base doit aussi s’adapter rapidement à cette technologie et apprendre encore plus rapidement.
Beaucoup de salariés aiment leur boite, et se posent autant de questions sinon plus que les cadres,parfois les mêmes questions.
Je pense que la solution est dans l’humain, si on prend le temps de communiquer sur les objectifs et les moyens pour y parvenir, de discuter sur le rôle de chacun et de partager le savoir. Savoir faire et faire savoir est-ce encore encore une réalité dans nos entreprises ?
Merci.
Philippe.B
15 février 2006 à 13:38
Entre le virtuel et le réel … une nouvelle économie et de nouveaux métiers qui apparaissent.
Oui, j’affirme haut et fort que le virtuel fera l’économie de demain (et d’aujourd’hui déjà ) avec ses nouveaux métiers, en train d’apparaître, ses “marchandises” d’ordre beaucoup plus qualitatif et spirituel qu’aujourd’hui car fortement dématérialisées pour s’adapter à l’ère de la Communication-Création dans laquelle sommes entrés.
On verra (voit) ainsi apparaître des marchandises/services capables de nous rendre plus beau, plus intelligent, plus ouvert, plus communicatif, plus écologique, plus sociable, plus heureux, plus planétaire … la liste n’en finit plus, et, de plus, ces marchandises/service seront spécifiquement ciblées sur leur consommateur/utilisateurs, à chacun les siennes, marketing oblige ! Une économie infinie et non polluante ? C’est à voir !
Elles répondront aussi essentiellement (le mot est bien choisi) à notre quête de sens qui pour l’instant peine à trouver des réponses car nous sommes dans ce “no man’s land” entre deux mondes, entre deux paradigmes, avec encore de nombreuses attaches dans l’ancien qui n’en finit pas de se déliter. D’où la schizophrénie ambiante …
Remarquez que nous y sommes déjà dans cette nouvelle ère, car ce qui se passe ici entre nous en est une preuve bien tangible. Notre relation est déjà virtuellement bien réelle ou réellement bien virtuelle (à choisir) puisque nous nous sommes jamais rencontrés et que pourtant, nous conversons ou “businessons” ensemble comme si de rien n’était …
J’émets ici l’hypothèse qu’à force de taquiner et d’apprivoiser la matière et les forces vives (atomiques) qui sont en elle par l’usage massif que nous faisons de l’électronique et de ses dérivés, l’informatique et ses réseaux maintenant dans tout et partout, le virtuel surgit tel le génie d’Aladin de sa lampe magique, d’abord microscopique puis macroscopique, et à une vitesse incroyable proche de celle de la lumière dont il est issu.
La cause (et le génie) devient effet et l’effet cause.
Il dit : “Il y a du je dans le on et du ça dans le je. Tel est l’enjeu en jeu !”
Il parle par énigme comme le sphinx d’Égypte, ce génie !
Comme le dit Edgar Morin, ce précurseur : “Le génie surgit dans la brèche de l’incontrôlable, là ou rôde la folie”
D’où l’accélération phénoménale que subit notre civilisation. D’où l’émergence de paradoxes et d’indéterminations - les choix deviennent immenses et intenses sont de plus en plus durs à faire - car la logique microscopique, devenue maintenant visible et macroscopique avec les réseaux informatiques, est de nature quantique et fondamentalement paradoxale, c’est celle du “oui et non” et du “ni oui ni non”. Le tiers exclus (contexte extérieur, observateurs, imprévus et air du temps … ) s’invite et ne se prive pas d’interagir, parfois violemment.
Comme par exemple les réactions indignées et destructrices du monde arabe face à une petite caricature humoristique parue dans un petit journal périphérique d’un petit pays anodin et pas spécialement anti-arabe. Boucle de rétroaction et feedback inattendu où une petite cause provoque un grand effet.
Pour votre compréhension systémique, voilà les 6 règles logiques applicables à tout développement non linéaire :
1- De mêmes causent peuvent conduire à des effets différents et/ou divergents.
2- Des causes différentes peuvent produire de mêmes effets.
3- De petites causes peuvent entraîner de très grands effets.
4- De grandes causes peuvent entraîner de tout petits effets.
5- Des causes sont suivies d’effet contraires.
6- Les effets des causes antagonistes sont incertains.
Avec l’accélération évoquée plus haut notre civilisation est engagée dans une telle courbe de développement qui n’est plus linéaire mais parabolique ou hyperbolique. D’où l’émergence de phénomènes de rétroaction, feed-back, ré-entrance et reflexivité.